Bizounours chez le psychiatre... Un chapitre de ma vie, considéré tout d'abord comme un échec. Certains se demanderont pourquoi pendant que d'autres, pourquoi pas ? Ou tout simplement, ils passeront leur chemin, portés sur leur propre égo, sans jamais... Jamais voir plus loin. Et peut-être est bien là, le principal soucis du bizounours. Comment s'ouvrir à des gens, qui ne pourraient le comprendre ? Comment le savoir si ce n'est en leur posant la question ? La peur de l'inconnu, nous berce tous un peu, chaque jour.. L'angoisse de la solitude qui l'accompagne y est peut être la seule excuse. Mais combien de nous, ne peuvent pas parler de fierté. Passé douloureux, angoisse, ou incertitudes, chaque individu berce son quotidien d'énigmes dont il est seul à pouvoir résoudre avec l'espoir continu que quelqu'un y prête une quelconque attention. En vain ? Pourquoi se confier à un psychiatre ? Si ce n'est de devoir payer quelqu'un pour qu'il écoute vos propres soucis. Est-ce là, la société dans laquelle nous grandissons, et nous donnons la vie ? Autrefois, certains croyants s'adonnaient au confessionnal d'une église, ou se pardonner eux même leurs propres péchés... Qu'en est-il aujourd'hui ? Un médecin glacial derrière son bureau, qui gribouille des notes sur vous, qui vous juge, tel un inquisiteur de votre esprit, signe une ordonnance, puis il vous regarde en souriant, en vous disant "On se revoit dans 15 jours ?"
